LE CLIMAT
On ne peut aujourd’hui nier la réalité du réchauffement climatique et ses conséquences, car nous en ressentons directement les répercussions et sommes informés de ce qui se passe sur l’ensemble de la planète. Une fois cela dit, il est évident qu’il est extrêmement difficile de passer du constat à l’action. Raison de plus pour que nous arrêtions de perdre du temps et que nous mettions en place des objectifs et les moyens nécessaires sur les courts, moyens et longs termes, dans le cadre d’une organisation mondiale telle que l’ONU. Contrairement à ce que semblent penser beaucoup de nos élus, chaque jour compte et le temps perdu depuis des années ne fait qu’aggraver une situation déjà très alarmante. Certaines parties du globe ont atteint des températures de plus de cinquante degrés à l’ombre ; les incendies destructeurs se multiplient ; les inondations dévastatrices dans différents pays sont des signes avant-coureurs de désordres beaucoup plus graves à venir que nous ne serons plus en mesure de combattre. Cela devrait nous faire prendre conscience de l’urgence de la situation. On peut sans peine imaginer les risques de conflits qui se préparent si demain l’exode climatique se déclenche massivement pour rejoindre les continents et les pays les moins touchés ! Ce peut être une véritable bombe à retardement dans les équilibres démographiques et écologiques mondiaux.
Nos représentants politiques repoussent sans cesse une prise en considération de cette question au bon niveau. La jeunesse et des organisations mondiales alertent et pendant ce temps, des conflits régionaux ou internationaux se développent avec leur cortège de morts, de misère, d’horreur. L’homme serait-il à ce point entravé par son intelligence, alors que les animaux et les végétaux savent s’organiser pour réagir collectivement en essayant de trouver des solutions à tous les maux dont les humains sont responsables ? Il est assez fou de se dire que nous participons fortement à la dégradation de la planète qui nous abrite. On a même donné un nom à ce phénomène qui pointe la responsabilité de l’espèce humaine dans les changements des écosystèmes à l’échelle de l’histoire de la Terre, à savoir l’Anthropocène.
On est capable d’aller sur la Lune, peut-être même un jour sur Mars qui toutes deux ne proposent que des conditions de vie artificielles pour l’homme, mais pas de prendre soin de notre merveilleuse planète Terre, si belle et si diversifiée !
L’écologie possède son ministère qui a connu plusieurs dénominations successives, l’actuelle étant depuis septembre 2024, « ministère de la Transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques ». Force est de constater que jusqu’à présent, aucune des nombreuses transformations qu’il faudrait opérer pour améliorer la situation n’a été prise !
Nous sommes face à un diagnostic accablant, un ministère inactif et une absence de volonté politique.
Si l’on était capable de mobiliser tous les moyens financiers de la défense et de la guerre pour combattre le réchauffement climatique, on pourrait nourrir l’espoir d’inverser la tendance ! Plus on perd du temps, plus ce sera difficile et coûteux.
Dans notre pays, j’ai comme beaucoup de mes concitoyens, participé aux manifestations de ces dernières années en faveur du climat. Mais jusqu’à preuve du contraire, l’inaction et le désintérêt restent de mise.
Que pouvons faire ? Manifester, nous l’avons fait ! Agir individuellement et au sein d’associations, nous l’avons fait. Nous connaissons les défis à relever et pourtant, nous ne mesurons pas les conséquences de notre comportement. Les décisions prises à chacune des COP successives ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. La 29ème en novembre 2024 en Azerbaïdjan s’est achevée sur de belles promesses, mais seront-elles tenues ? Il faut certes que nous agissions chacun à notre niveau, mais il est vital qu’une impulsion soit donnée au niveau mondial pour arriver à conserver une planète viable.
Le Président de la République Emmanuel Macron avait bien commencé son premier mandat en proposant une convention citoyenne pour le climat ; nous y avons cru, mais depuis presque rien. Comment pouvions-nous imaginer que c’était juste pour être dans l’air du temps ! Au lieu de dissoudre l’Assemblée nationale à l’été 2024, il aurait été plus éclairé de déclarer la question du réchauffement climatique comme cause nationale et internationale. Il en va à terme de la survie de l’humanité !