L’AMOUR DES MATERIAUX

L’AMOUR DES MATERIAUX

Sans les matériaux, l’architecte n’est rien ! Il n’a cessé de puiser dans la nature pour que ses idées puis ses dessins deviennent réalité construite, fonctionnelle et esthétique.

Si l’on se projette dans l’histoire très ancienne, le premier souci de l’homme a été de s’abriter des éléments naturels, le froid, la chaleur, l’orage, le vent. C’est ainsi qu’il s’est installé dans des grottes, souvent disputées avec les espèces animales. Nous connaissons certains de ces espaces magnifiés par des gravures et peintures qu’il nous a léguées.

Lorsqu’il s’est senti plus en sécurité, l’homme a construit de petites unités de vie protégées par des remparts de bois, de terre, de brique ou de pierre.  Il reste à travers le monde de nombreux exemples de ces réalisations. Dans ma ville de Vienne, les remparts moyenâgeux d’origine romaine demeurent très présents sur les collines environnantes. Il subsiste aussi dans notre pays des vestiges de remparts encore très lisibles à Avignon, Aigues-Mortes, d’une force et d’une beauté saisissantes. 

J’en viens aux matériaux que nous utilisons aujourd’hui pour construire comme le béton, le parpaing, le métal, le bois, le verre, le PVC, le tissu, la paille, …. Dans la façon dont on les emploie, les objectifs d’image ne doivent jamais prendre le pas sur leurs qualités et durabilité. Il n’est pas nécessaire de disposer de matériaux extraordinaires qui tendent parfois à s’inscrire dans des effets de mode au détriment de la pérennité ! Les deux ne sont pas antinomiques mais il ne faut pas que l’image efface l’exigence de qualité. Pour être concret, on peut réaliser un aspect de béton brut à condition de travailler avec une entreprise qui possède l’expérience et les bons outils.

Aujourd’hui, entre les matériaux naturels et de synthèse, nous disposons d’un éventail presque infini de matières et de textures et cela nous donne la capacité de trouver les bonnes solutions pour chacun de nos projets.

Nous sommes en permanence en contact visuel avec les matériaux qui composent les façades des bâtiments que nous construisons. Petit à petit, nous établissons avec eux des relations de compagnonnage. Nous les choisissons avec une grande attention en analysant leurs qualités écologiques, leur durabilité, et leurs possibilités de traitement et de finitions, couleur-brillance-matité-lisse- rugueux, pour mettre en valeur l’expression des volumes que nous avons définis et les images que nous souhaitons mettre en œuvre pour les décennies à venir. Il est donc essentiel de « batailler » avec le maître d’ouvrage autant que nécessaire pour arriver à proposer une enveloppe belle et durable.

Je développerai dans un texte spécifique l’emploie de la terre à travers l’étude réalisée en 1969 avec quelques ami(e)s sur des villages construits  dans le Sud du grand désert central en Iran.

Pierre tendre dite « molasse » pour la cathédrale de Vienne que les spécialistes essaient de stabiliser depuis des décennies.
Acier et verre pour un laboratoire que nous avons transformé sur le campus de la Doua à Lyon.
Béton, métal et verre pour un gymnase que nous avons construit à Vienne.
Acier Corten et pare-soleil en aluminium pour un lycée que nous avons transformé à St Romain-en-Gal.
Textile, métal et verre pour le pavillon d’entrée du théâtre romain de Vienne.
Métal, bois et verre pour une salle de spectacle et de réception que nous avons installée dans un ancien gymnase.
Béton brut légèrement sablé et métal pour l’extension d’usine du XIXème siècle et construction d’une passerelle à Vienne.
Métal et tissu pour la porte de l’an 2000 à Vienne.

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