La montagne
La montagne ne m’a pas happé dès mon plus jeune âge, mais au sortir de l’école d’architecture, plus précisément au moment de mon retour dans ma ville natale après mes études et mon début d’activité d’architecte avec Paul Chemetov.
La montagne ne m’a pas happé dès mon plus jeune âge, mais au sortir de l’école d’architecture, plus précisément au moment de mon retour dans ma ville natale après mes études et mon début d’activité d’architecte avec Paul Chemetov.
Je l’ai déjà écrit et dit dans de nombreux articles ou conférences, la nécessaire reconstruction de la ville sur elle-même n’est pas un avis personnel dont on peut débattre, mais une nécessité absolue et urgente. Tous les
A la fin de l’année 1999, la ministre de la culture Madame Trautman a invité les municipalités qui le souhaitaient à édifier des portes pour fêter l’arrivée de l’an 2000. J’ai proposé à Louis Mermaz, maire de la ville de Vienne, de concevoir un projet marquant le changement de millénaire. Ce fut le plus petit projet que j’ai réalisé, mais aussi pendant sa courte vie, certainement le plus densément visité.
Pour un architecte de ma génération, la mine c’est d’abord la mine graphite. Elle nous permet depuis les premières esquisses jusqu’aux dessins de détails de concrétiser nos idées et nos projets. L’apparition des outils informatiques est venue révolutionner notre pratique même si, comme de nombreux confrères de mon âge, je suis resté fidèle au dessin à la main. J’en ai écrit toute l’importance dans un livre.
Ce livre propose un témoignage de ce qu’a été mon métier-passion depuis un demi-siècle.
Transmettre ne consiste pas à montrer l’exemplarité de ce que l’on fait, mais à dire pourquoi, comment et avec quels objectifs on a oeuvré. Inscrire son histoire professionnelle dans une mémoire qui donne des repères aux générations actuelles et à venir.
Né en 1946, Bernard Paris a, au terme de ses études secondaires, passé un baccalauréat mathématique et technique pour acquérir simultanément une formation secondaire, une expérience de dessin d’art, technique et d’atelier sur tous les matériaux.
Pourquoi écrire des textes courts ? La maturité invite à faire plus court, plus dense, non pas dans l’urgence, mais dans la sérénité du temps qui reste. Faire court, c’est aussi aller à l’essentiel, non pour raconter mais plutôt transmettre. L’idée d’écrire des textes courts d’une à quelques pages correspond aussi à mon envie d’aborder des thèmes différents, sans souci de continuité.